Les maladies du chien âgé

Le vieillissement hélas inévitable s’accompagne de tendances pathologiques dues le plus souvent à des habitudes d’hygiène ou d’alimentation plus ou moins défectueuses.

Un chien vieillissant ne doit pas manger trop abondamment ni trop richement. Il sera bon de réduire sa ration carnée tout en augmentant celle des légumes. Supprimer les sucreries, la charcuterie, les graisses.

Le vieillissement se traduit par une tendance des tissus, et particulièrement du tissu conjonctif, à la sclérose. La résistance physique diminue, l’animal s’essouffle, se fatigue plus vite. Les reins, le foie fonctionnent moins bien, l’assimilation est moins active, d’où maigreur ou, au contraire, obésité.

Le vieux chien a souvent du mal à se mouvoir et à marcher. Cette baisse d’activité, due à l’arthritisme, s’accompagne d’une profonde altération du comportement. L’animal se laisse aller à la nonchalance, son caractère s’aigrit, il devient grincheux et parfois même irritable. Il ne joue plus et dort la plus grande partie de la journée. Il devient indispensable de lui conserver une certaine activité physique en le promenant tous les jours.

Pour l’aider à passer une vieillesse heureuse, son médecin lui prescrira vitamines, sels minéraux, peut-être même un traitement « rajeunissant » comme ceux de Bogomoletz ou de Niehans.

Les maladies des vieux chiens

La cataracte se traduit par une opacification du cristallin, qui devient bleuté et blanchâtre. Faire un bilan urinaire et sanguin.  L’âge provoquant une disparition progressive des cellules du rein à partir de 10 ans, la néphrite chronique (ou insuffisance rénale) avec albummurie frappe sans doute le chien s’il boit outre mesure et si son haleine est malodorante. Il lui arrive de vomir.

Supprimer le sel, diminuer la ration de viande et donner de préférence de la viande blanche, beaucoup de légumes verts, de l’eau de Contrexéville ou d’Evian, parfois additionnée de diurétiques.

Faire pratiquer une analyse pour connaître les taux d’urée dans le sang et d’albumine dans les urines.

Si, en dépit d’un gros appétit, votre chien maigrit sans raison, d’une façon inconsidérée, il a vraisemblablement du diabète. Là aussi, le mal est révélé par une soif ardente ; l’analyse confirmera le diagnostic. Il faudra établir un régime sévère et un traitement approprié, en réduisant l’apport glucidique et en ayant recours, le cas échéant, à l’insuline.

Comme chez les humains, la vessie est l’un des points faibles du vieux chien. Entérocoques et colibacilles provoquent une inflammation de cet organe : la cystite.

Le prostatisme risque de dégrader l’état général par auto-intoxication, constipation chronique et rétention urinaire.

Il peut entraîner de la cystite et même des hernies périnéales qui nécessitent une intervention délicate. Le traitement hormonal à base d’œstrogène sera suivi de castration.

L’arthrose se manifeste sous forme de boiteries douloureuses, amplifiées par l’humidité, des mouvements accélérés, un courant d’air froid. On s’efforcera de recourir aux draineurs homéopathiques (Rhustox., Bryonia, Arnica, Ruta, etc.) et aux oligo-éléments destinés à reconstituer les cartilages.

L’âge, l’obésité, le manque d’exercice ont fréquemment pour résultat l’emphysème des vieillards.

La respiration devient pénible, sifflante. Certaines crises, accompagnées d’angoisses, laissent le chien pantelant. Le manque d’oxygène provoque non seulement une cyanose des muqueuses, mais aussi une fatigue cardiaque favorisant la bronchite chronique.

La sclérose des tissus pulmonaires, la stagnation des sécrétions dans les bronches provoquent des quintes de toux sonores.

Autre point à surveiller chez les chiens âgés : les organes génitaux. Un mâle qui émet à tout bout de champ quelques gouttes d’urine souffre d’albuminurie et a probablement des calculs dans la vessie. Il faut faire examiner la prostate, parfois trop volumineuse.

Quant aux vieilles chiennes, il n’est pas rare qu’elles émettent d’abondantes pertes diversement colorées (métrite). En les léchant, elles s’intoxiquent lentement, d’où perte d’appétit et vomissements.

Bien qu’elles maigrissent de ce fait, leur abdomen est distendu, ce qui ne va pas sans une profonde fatigue générale. En cas d’échec du traitement médical qui sera prescrit, une intervention chirurgicale sera nécessaire (hystérectomie).

Du point de vue du physiologiste et pour le vétérinaire, le boxer âgé est différent de l’adulte, ses échanges sont difficiles, ses sécrétions diminuées, ses émonctoires et ses éliminations déficients.

Le sujet est intolérant aux médicaments et présente des troubles iatrogènes fréquents. Le vétérinaire homéopathe dispose d’un arsenal thérapeutique atoxique capable de parer aux troubles vasculaires et aux dégénérescences.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *